Ébola (Maladie à virus Ébola)

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La fièvre hémorragique due au virus Ébola est une maladie très grave qui existe depuis 1976 et qui est souvent mortelle. L’épidémie, qui se répand actuellement en Guinée Conakry, au Liberia et en Sierra Leone, nous le rappelle. Pour l’instant, il n’existe ni vaccin ni traitement efficace. Pour éviter la contamination, des règles très strictes d’hygiène sont recommandées.

Virus Ébola : qui est concerné ?

Actuellement, les personnes exposées à l’épidémie sont les habitants des pays d’Afrique de l’Ouest (plus particulièrement la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone) et d’Afrique centrale. Mais aussi, toute personne qui a voyagé dans l’un de ces pays et qui a pu être en contact direct avec une personne malade.

Pour connaître les pays touchés, voir http://www.sante.gouv.fr/maladie-a-virus-ebola.html

Une seconde épidémie due à un virus différent de celui d’Afrique de l’Ouest est signalée depuis août 2014 en RDC (province d’Equateur). Cette épidémie est très limitée.

C’est au Soudan et en République démocratique du Congo (RDC anciennement le Zaïre) que le virus Ébola a été identifié en 1976, dans une petite ville proche de la rivière Ébola, d’où son nom. Ce virus provoque une maladie virale très grave et mortelle chez environ 50 % des personnes infectées selon les pays.

Comment se transmet la maladie ?

Il n’y a pas de transmission par l’air. Ce virus se transmet par contact direct avec des personnes ou des animaux infectés (malades ou morts) ou leurs liquides biologiques (c’est-à-dire tous les liquides produits par l’organisme : sang, salive, selles, vomi, urines, sperme, larmes, sueur…).

  • Transmission de l’homme à l’homme : essentiellement par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus d’une personne malade. Ce sont surtout les contacts directs avec des personnes infectées ou décédées (lors du rite mortuaire) qui favorisent la diffusion du virus (famille proche ou soignants).
  • Transmission de l’animal à l’homme : manipulation directe d’animaux infectés (gorilles, chimpanzés, antilopes, porcs-épics, chauves-souris…), ou d’un contact direct avec leurs liquides biologiques. C’est le plus souvent le point de départ d’une épidémie qui se transmet ensuite d’homme à homme.

Quels sont les signes ?

La période d’incubation (période entre le moment où on a été infecté par le virus et où apparaissent les premiers signes) peut varier de 2 à 21 jours.

Dans sa première phase, le virus Ébola se manifeste par une très forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et une très grande fatigue (un peu comme une grosse grippe). Puis, ces signes sont suivis de vomissements, de diarrhées, d’irritations à la gorge, d’hémorragies (des saignements) internes et externes, de problèmes aux reins et au foie… La situation peut ensuite se détériorer ou le patient peut aller mieux et guérir.  Les malades restent contagieux tant que le virus est présent dans leur sang et leurs liquides biologiques.

À savoir :

Une personne qui ne présente pas de symptômes n’est pas contagieuse. Mais dès que les premiers signes apparaissent (température…), la maladie peut se transmettre. Le risque de transmission augmente avec l’aggravation de la maladie.

Comment se protéger ?

Picto protection
Il n’y pas de vaccin disponible contre le virus Ébola actuellement.

Les personnels de santé et de laboratoire sont équipés de tenues spéciales protectrices et quand une personne est atteinte par le virus Ébola ou est suspectée d'être infectée, elle est mise en quarantaine (elle est isolée pour éviter la transmission à d’autres personnes)

En cas de séjour dans un pays touché par l’épidémie, les ministères des Affaires étrangères et des Affaires sociales recommandent :

  • de ne pas séjourner dans les zones où l’épidémie se répand ;
  • d’obéir aux règles d’hygiène de base, notamment de se laver fréquemment les mains avec du savon ou une solution hydro-alcoolique ;
  • d’éviter tout contact avec des personnes ayant une forte fièvre, mais aussi avec des animaux (singes, chauves-souris…) vivants ou morts ;
  • de ne pas consommer, ni manipuler de viande de brousse ;
  • de respecter les consignes des autorités locales.

Existe-t-il un traitement pour soigner la maladie à virus Ébola ?

Picto traitement

Il n’existe pas encore de vaccin, mais des essais ont démarré et les vaccins devraient être disponibles dès 2015.

Des traitements expérimentaux sont utilisés pour soigner les personnes qui ont le virus d’Ébola mais ils ne sont pas encore disponibles pour traiter beaucoup de malades.

Par ailleurs, des traitements sont donnés contre la douleur et la fièvre, et pour traiter la déshydratation (causée notamment par la fièvre, la diarrhée et les vomissements).

Les recommandations du ministère des Affaires étrangères et du ministère chargé de la Santé

Depuis le 31 juillet 2014, les ministères des Affaires étrangères et de la Santé recommandent de ne pas se rendre dans les pays touchés par l’épidémie : la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone et le Nigeria.

À L'ÉTRANGER : si jamais des signes apparaissent lors d’un séjour dans l’un de ces pays, il est impératif de contacter de toute urgence l’Ambassade de France par téléphone. Il est impératif de ne pas sortir de chez soi pour éviter de contaminer les gens.

DANS L'AVION : si des signes de la maladie se déclarent en avion, il faut prévenir l’équipage. Un dispositif sanitaire de prise en charge est prévu à l’arrivée à l’aéroport en France.

Enfin, si au cours des trois semaines suivant votre retour en France, vous ressentez des symptômes faisant penser à cette maladie, appelez immédiatement le Centre 15 (c’est-à-dire le Samu) et mentionnez votre voyage. Il ne faut pas aller chez un médecin ni aux urgences de l’hôpital. Un dispositif de prise en charge spécifique est prévu par les autorités sanitaires dans des services spécialisés.

En savoir plus

• Si vous avez des questions sur le virus Ébola : 0800 13 00 00

• Le site du ministère des Affaires sociales et de la Santé :

http://www.sante.gouv.fr/maladie-a-virus-ebola.html

• Le site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs103/fr/