Même en vacances, on se protège!

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Vacances, retour au pays... Que de bon temps, et peut-être, des rencontres en perspective ! Pour bien en profiter, n’oubliez pas les bonnes habitudes ! L’hépatite B et les infections sexuellement transmissibles, elles, ne sont pas parties en congés ! Suivez le guide.

L'hépatite B

Une maladie presque invisible

L’hépatite B est une maladie très contagieuse, qui peut être très grave et qui peut entraîner longtemps après un cancer du foie. Elle est d’autant plus traître qu’il n’y a souvent pas vraiment de signes, à part parfois une fatigue qui dure, ou une jaunisse. Le seul moyen de savoir si on l’a est de se faire dépister. Il suffit de consulter son médecin traitant ou d’aller dans un centre de dépistage anonyme et gratuit.

Elle s’attrape très facilement

Vous pouvez attraper une hépatite B en ayant des rapports sexuels non protégés ou par contact avec du sang. Une maman porteuse du virus, si elle est enceinte, risque aussi de le transmettre au bébé́ à la naissance (ce qui est très fréquent en Afrique où le dépistage de la maman n’est pas toujours fait). Enfin, n’utilisez pas la brosse à dents ou le rasoir d’une personne contaminée. Pour des raisons d’hygiène, utilisez toujours les vôtres.

On doit protéger ses enfants

Illustration carnet de vaccination

Surtout, protégez vos enfants en les faisant vacciner ! C’est le meilleur moyen, et c’est possible dès l’âge de 2 mois, voire dès la naissance. Le vaccin est très efficace.

Et comme l’hépatite B est très fréquente en Afrique, surtout faites-vous dépister si vous avez vécu là-bas ! Si le résultat est positif, on pourra vous proposer un traitement. Vous éviterez ainsi les complication, et vos proches seront encouragés à se faire vacciner pour être en sécurité́.

LE VIH-Sida et les IST

Pas «Une», mais « Des » maladies

Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont causées par des virus, des bactéries, des champignons ou des parasites. Certaines se soignent facilement (syphilis), d’autres non. Toutes peuvent entraîner de graves complications (stérilité́ par exemple) si elles ne sont pas traitées.

Bien connaître les risques

Ces infections se transmettent pendant les relations sexuelles : lors d’une pénétration au niveau du vagin ou de l’anus, mais aussi en ayant des rapports bouche-sexe (fellation ou cunnilingus).

Vive le préservatif !

Alors, si la tentation guette, un seul moyen pour vous protéger : le préservatif. Homme ou femme, chacun a le sien ! Et si vous voulez arrêter la capote avec votre partenaire, OU que vous avez pris un risque, un réflexe : le dépistage. Pour savoir où se faire dépister gratuitement, appeler Sida Info Service (0800 840 800).

Le Paludisme on ne plaisante pas avec ça !

Vous avez prévu d’aller voir la famille au pays ? Bonnes retrouvailles donc, mais attention au paludisme ! Chaque année, cette maladie tue plus d’un million de personnes, surtout en Afrique. Et, contrairement à ce qu’on pense, tout le monde peut l’attraper. Alors voici les règles pour l’éviter.

Le palu, ça tue

On attrape le paludisme en se faisant piquer par certains moustiques. La maladie fait des ravages surtout en Afrique, en Amérique latine et dans certains pays d’Asie. Ellepeut être mortelle si on ne se fait pas soigner rapidement. Et une seule piqûre suffit !

Être Africain, ça ne change rien !

Vous pensez être tranquille parce que vous êtes africain ? Et bien non. Quand on vit en France, on devient très vite fragile face au paludisme, autant que quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds en Afrique. Et un moustique ne fait pas la différence !

Avant de partir, on se prépare

L’idéal pour éviter les mauvaises surprises : prendre un traitement contre le palu, à commencer le jour du départ, mais aussi à prendre régulièrement pendant votre séjour, et jusqu’à un mois après votre retour.

Mieux vaut passer par un médecin qui connaît bien votre pays, ou aller dans un centre de vaccination des voyageurs (la liste des centres en Ile-de-France est disponible sur le site www.vaccination-idf.fr).

Une fois là-bas, on se protège

Illustration bombe anti-moustique

Dès la tombée de la nuit, pour lut- ter contre les moustiques : porter des vêtements longs, si possible vaporisés avec de l’anti-moustique. Sur les parties du corps qui sont découvertes, bien mettre un produit qui repousse les moustiques (lotion, aérosol ou crème).

Illustration moustiquaire

Enfin, dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticides ; et utiliser aussi dans les pièces de la maison bombes, tortillons-fumigènes, diffuseurs d’insecticides. Si vous le pouvez, mettez la climatisation : même si ça ne protège pas complètement, les moustiques n’aiment pas les lieux froids !

Les signes qui doivent vous alerter

Si vous avez de la fièvre, des maux de tête ou des vomissements, soit quand vous êtes au pays, soit jusqu’à deux mois après votre retour, allez vite voir votre médecin, c’est peut être le palu. Et si vous le pouvez, rendez-vous dans un service spécialisé dans les maladies tropicales (à l’hôpital).

Parce qu’on ne badine pas avec la santé, on se protège contre le palu !